Horloge néo-égyptienne en marbre attribuée à G. Servant, France, vers 1870
ParGeorges Emile Henri Servant
Pendule de style égyptien en marbre noir et rouge de forme pyramidale attribuée à G. Servant, surmontée d'une figure en bronze patiné représentant la déesse égyptienne Isis assise sur son trône. Portant la coiffure d'Hathor (le disque solaire entouré des cornes de la vache sacrée), elle tient dans sa main droite le Ouadj, le sceptre des déesses surmonté d'un dais de papyrus, symbolisant la santé et la jeunesse éternelle et dans sa main gauche, la croix de vie Ankh, symbole de la renaissance et de l'éternité.
Ce style égyptien en vogue depuis Napoléon Ier et ses campagnes militaires en Égypte vers 1799 est redécouvert en France dans les années 1830 et surtout 1860. Certains artistes français de renom, tels que les sculpteurs et bronziers Guillaume Dedic (1815-1903), Emile Hébert (1828-1893) et Georges Servant (1828-1890), ont présenté aux Expositions universelles de Paris de 1867 et 1878 une section consacrée à leur production de style égyptien. Leurs expositions ont alors attiré une attention considérable de la part du public et des collectionneurs fortunés. Lors de l'Exposition universelle de 1867, on pouvait admirer le stand réalisé par l'orfèvre-joaillier français Gustave Baugrand (1826-1870), où ses œuvres exécutées dans les matériaux les plus fins s'inspiraient des antiquités égyptiennes, exposées alors au musée du Louvre.
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