Chandelier de sol monumental en laiton ajouré, de style néo-mamelouk du Moyen-Orient
Chandelier de sol islamique monumental du Moyen-Orient, datant de la fin du XIXe siècle, fabriqué à la main en laiton ajouré vers 1880. Cet impressionnant objet décoratif ancien mesure 62 pouces de haut sur 22 pouces de diamètre — soit 157,48 cm de haut sur 55,88 cm de diamètre — et présente l'allure architecturale d'un lampadaire, tout en restant un bougeoir ou un porte-encens non électrique. Ses dimensions exceptionnelles, ses ajourages raffinés et sa patine dorée vieillie en font un élément central hors du commun pour un intérieur raffiné, qu'il s'agisse d'une résidence, d'un établissement hôtelier ou d'une galerie.
Le bougeoir sur pied s'élève depuis une large base circulaire à gradins, ornée d'un motif dense de perçages et de gravures. Au-dessus de la base, un pied en forme de trompette soutient un élément en forme de poire avant de se prolonger par une tige cylindrique longue et légèrement effilée. Des colliers bien marqués séparent le fût et apportent un rythme visuel. Une deuxième partie en forme de poire soutient l'ouverture supérieure, qui s'évase légèrement, avec son rebord large et plat. La silhouette d'ensemble est élancée, harmonieuse et architecturale, reflétant le caractère monumental associé aux grandes œuvres islamiques de ferronnerie cérémonielle et décorative.
Presque toutes les surfaces visibles ont été décorées à la main. Le laiton présente des motifs ajourés finement percés, des décorations ciselées et martelées, des bordures gravées ainsi que des motifs géométriques répétitifs. Des rinceaux sinueux jaillissent de palmettes à pointes, tandis que des cartouches arqués et rectangulaires abritent d'autres arabesques végétales. Des palmettes entrelacées, des formes nuageuses stylisées et des bandes calligraphiques viennent orner le fût, la base et la partie supérieure évasée.
La décoration comprend une calligraphie arabe de style coufique ainsi que des bandes qui semblent contenir des versets. Ces inscriptions n'ayant pas fait l'objet d'une traduction indépendante, elles sont considérées comme des ornements calligraphiques arabes plutôt que comme des textes en persan avérés ou des textes religieux identifiables. Cette description minutieuse met en valeur l'importance visuelle et culturelle des inscriptions sans pour autant avancer d'attribution non étayée.
Ce motif s'inscrit dans la tradition du « renouveau mamelouk » qui s'est épanouie au XIXe siècle, lorsque des artisans d'Égypte, de Syrie et d'autres régions du Moyen-Orient ont réinterprété le vocabulaire de l'orfèvrerie propre à l'art islamique médiéval. Les objets historiques en laiton de l'époque mamelouke étaient admirés pour leur calligraphie, leurs arabesques complexes, leurs décorations ajourées et leur précision technique. Les artisans de la période du renouveau ont adapté ces éléments pour créer de grands chandeliers de sol, des brûleurs d'encens, des lampes de mosquée et des luminaires décoratifs destinés à des intérieurs privés prestigieux et à des collectionneurs internationaux.
Le pays de fabrication exact n'a pas été précisé. Sur le plan stylistique, ce bougeoir pourrait être d'origine égyptienne ou syrienne ; il est préférable de le décrire comme un bougeoir de sol...
Catégorie
XIXe siècle Asiatique Antiquités Éclairage mauresque