Elsa Schiaparelli a adopté le "rose shocking" pour ses vêtements de couture à l'esthétique surréaliste et ses bijoux fantaisie artisanaux, qu'elle commandait à des paruriers parisiens à partir de la fin des années 1920, à l'époque où certaines des pierres précieuses les plus chères étaient des rubis birmans fuchsia. Dans ce collier sautoir en perles de verre, 37 fausses perles fuchsia inhabituelles sont délicatement encagées comme des montgolfières par sept brins texturés de fausses perles et de perles de rocaille dorées. Ces stations sphériques sont espacées par des fausses perles blanches lustrées de taille moyenne, et se terminent par un pompon de perles de rocaille à quatre brins qui emprisonne quatre des perles fuchsia. Les perles sont enfilées sur un cordon de soie magenta brillant sans fermoir.
Les sautoirs étaient un élément essentiel du style "flapper" depuis que Paul Poiret, mentor de Schiaparelli en matière de couture, a modifié la silhouette des vêtements dans les années 1920, tandis que les longs colliers sont restés populaires jusqu'en 1939, en temps de guerre.
Pour concurrencer sa rivale, la couturière Gabrielle "Coco" Chanel, Schiaparelli (1890-1973) s'appuie sur les mêmes verriers français, la Maison Gripoix et Louis Rousselet, les maîtres des fausses perles de verre de l'époque. L'un ou l'autre atelier établi dans les années 1920 aurait pu être chargé de fabriquer les perles rose vif progressif pour ce collier non signé datant de la période Art-Déco.
Le design de ce sautoir tricolore très texturé avec des sphères fuchsia pourrait convenir au style de l'un des paruriers les plus fréquents de Schiaparelli dans les années 1930, Jean Can. Certaines de ses œuvres non signées pour Schiaparelli se trouvent dans des collections de musées comme le Met, notamment des boutons et des broches...
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années 1930 Français Art déco Vintage Berkshires