Vanité fauviste ancienne "Nature morte aux fleurs et au crâne"
Louis Mathieu Verdilhan (Provence, France, 1875-1928)
Circa 1910
Huile sur toile sur panneau de bois
Signé
28 1/4 x 20 1/2 (36 x 28 cadre) pouces
De l'explosion fauve, Louis Mathieu Verdilhan intercepte les fragments de matière en fusion qu'il travaille avec soin, intégrant certaines innovations avec parcimonie dans son travail, adaptant les solutions apportées par le fauvisme à ses propres questionnements. Il apprend ainsi à transposer franchement les couleurs, à les étirer en aplats et commence à envisager une superposition de plans créant une perspective singulière.
Louis Mathieu Verdilhan s'inscrit dans la tradition des paysagistes provençaux de la seconde moitié du XIXe siècle, une confrérie qu'il admire profondément. Fortement attaché aux apports de ses prédécesseurs, il n'est cependant pas insensible aux bouleversements picturaux survenus à l'aube du XXe siècle. Ce n'est qu'en 1909 que les œuvres de Verdilhan commencent à rendre hommage au fauvisme. Il a exploré certaines facettes du mouvement de manière très personnelle, ce qui lui a permis d'avancer dans ses propres recherches, tant chromatiques que formelles. Le fauvisme aurait agi sur Verdilhan comme une sorte de révélation, apportant une réponse collective à des problèmes artistiques qui rongeaient le peintre depuis un certain temps.
Malgré la perte de son œil gauche en 1902 à la suite d'un accident, il continue à peindre au point d'exposer pour la première fois à Paris au Salon des Indépendants en 1910.
En 1909, il expose chez Bernheim à Paris, aux côtés d'Edmond Cross, Félix Vallotton, Paul Signac, Pierre Bonnard et Edouard Vuillard. Cette année-là, à la demande du poète et critique d'art Joachim Gasquet, il peint une série de toiles sur le parc de Versailles. L'année suivante, son travail est présenté à la Druet Gallery, autour des œuvres d'Henri Manguin, Albert Marquet et Henri Matisse.
Entre 1910 et 1914, Verdilhan partage son temps entre Paris et Marseille. Il a participé à la "Renaissance provençale" qui visait à faire de la ville un centre artistique plus dynamique. Une exposition consacrée à l'artiste était en préparation à Leipzig, mais la guerre a empêché sa réalisation.
Dès 1911 environ, les préoccupations de Verdilhan le rapprochent de l'œuvre des expressionnistes allemands, et en particulier du groupe d'artistes expressionnistes précoces connu sous le nom de Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu), qui vient de se constituer autour de Kandinsky, Franz Marc et August Macke. Pierre Girieud...
Catégorie
Début des années 1900 Fauvisme Art par médium : Bois
MatériauxToile, Bois, Huile